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Edouard Geffray

Le 12 décembre 2025, le Congrès permanent de la langue occitane a adressé au ministre de l’Éducation nationale un courrier alertant sur plusieurs imprécisions relevées dans des documents institutionnels récents, notamment les questionnaires budgétaires des PLF 2023, 2024 et 2025, ainsi que des supports diffusés dans le cadre de travaux parlementaires et de publications publiques.

Ces documents présentaient des dénominations dialectales comme des langues distinctes et proposaient des chiffres d’effectifs éloignés des constats établis par les académies et par l’Office public de la langue occitane.

Dans ce courrier, le Congrès rappelait que la loi Deixonne, le rapport Cerquiglini de 1999 et l’ensemble des travaux scientifiques de référence reconnaissent l’occitan — ou langue d’oc — comme une langue unitaire, structurée en plusieurs variétés intercompréhensibles. Il soulignait également que la terminologie officielle utilisée pour le CAPES et l’agrégation d’occitan-langue d’oc confirme cette unité, reconnue tant par les institutions que par la communauté scientifique internationale.

Le Congrès attirait enfin l’attention du ministère sur les risques que ces imprécisions faisaient peser sur la perception publique de la langue, sur la cohérence des politiques éducatives et sur la crédibilité des données institutionnelles. Il demandait en conséquence la correction des documents concernés et le rétablissement de la terminologie unitaire en vigueur.

Dans sa réponse datée du 12 février 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Édouard Geffray, apporte des garanties explicites. Il indique avoir pris connaissance « avec attention » des interrogations formulées par le Congrès et affirme veiller personnellement à l’usage, par ses services, de « l’acception unitaire de la langue occitane, telle que défendue par votre structure ».

Il précise également avoir transmis la correspondance à la directrice générale de l’enseignement scolaire, afin qu’une vigilance particulière soit portée à la terminologie utilisée dans les documents officiels.

Cette prise de position constitue un signal important pour l’ensemble des acteurs de la langue d’oc : elle réaffirme la reconnaissance institutionnelle de l’unité de la langue occitane et confirme la position du ministère de l’État.