Eléments de langue occitane

Évolution de l'écriture

Fotosintèsi

Comment écrire en occitan les phonèmes hérités du grec et du latin ?

« Fotosintèsi »

La plupart du vocabulaire scientifique actuel vient du grec ancien, souvent après être passé par le latin. En occitan moderne, ces mots sont écrits d'une manière simplifiée ; ainsi les occlusives aspirées /ph/ (φ), /rh/ (ρ), /th/ (θ), pour suivre la prononciation actuelle, sont écrites : /f/, /r/, /t/ : « la filosofia », « la retorica », « la teologia »…

L'occlusive aspirée /kh/ (χ), qui se prononce [k], s’écrit /c/ devant les voyelles /a/ et /o/ : « calcolitic », « coledòc »… et devant une consonne : « clorur » ; « cronica »…, mais il s'écrit avec le digramme /qu/ devant /e/ et /i/ : « querubin », « quilomètre »… Rappelons que, quand le /c/ se trouve devant /e/ ou /i/, il se prononce [s] : « danci », « dance »… ; pour avoir le son [k], il faut se servir du digramme /qu/ : « saquejar », « quilhar »…

L’upsilon grec (υ), transcrit /y/ en latin, est représenté en occitan par /i/, quelle que soit sa position dans le mot : « cloridric », « ipocrita », « etilic »… Sur ces questions, l'occitan se distingue du français et se rapproche des autres langues romanes.

Maurici Romieu, vice-président du Conseil linguistique du Congrès

Photo : Sten Porse

En partenariat avec La Setmana