Lettre de liaison :

Vallées occitanes d'Italie

Nòrmas ortogràficas, chausias morfològicas e vocabulari de l’occitan alpin oriental :

La « Commission Internationale pour la Normalisation Linguistique de l'Occitan Alpin » a été créée en 1999 sur proposition de la Communauté de Montagne du Val Maira et dans le cadre de la mesure 4.2 de la convention Interreg II Italie-France. Cette commission était formée par Giovanna Bianco, Franco Bronzati, Jean-Michel Effantin, Philippe Martel et Rosella Pellerino, avec la collaboration de Dario Anghilante, et coordonnée par Xavier Lamuela. Son but était de proposer une orthographe et une variété référentielle pour l'ensemble des parlers occitans alpins présents dans le territoire de la Région Piémont et d'illustrer son choix avec un dictionnaire de 8 000 mots.

Il convient de mentionner quelle est la relation entre la langue des vallées du Piémont et les autres dialectes occitans. Les parlers du nord, des vallées d'Oulx, Cluson et Saint Martin, continuent sans changements importants ceux du côté français ; plus au sud, se fait graduellement la transition vers le piémontais, mais les caractéristiques occitanes sont toujours présentes et la référence à l'ensemble de la langue est toujours possible. e coordinaa da Xavier Lamuela. Son encharja era de propausar una ortografia e una varietat referenciala per l’ensem di parlars occitans alpins presents dins lo territòri de la Region Piemont e d’illustrar sa chausia abo un diccionari de uech mila paraulas.

Une variété référentielle doit être généralement comprise et acceptée. Un principe utile pour l'établir est celui qui consiste à chercher la forme de langue qui, aprise par un étranger, lui permettrait de communiquer normalement en donnant l'impression de parler une variété qui ne serait jamais celle de l'interlocuteur, mais qui pourrait être celle d'un lieu assez proche. Dans notre cas, la fragmentation dialectale ne permet pas de faire cela pour tout l'ensemble des variétés présentes, mais en le faisant pour les variétés centrales, on obtient déjà un modèle de langue disponible pour quelques usages généraux. D'autre part, dans la variété proposée, tout en choisissant les caractéristiques des parlers centraux, des solutions ayant d'autres origines ont été acceptées quand elles semblaient préférables, généralement parce qu'elles étaient moins tributaires des influences italienne et piémontaise. En tout état de cause, en employant l'orthographe commune, chacun peut écrire dans sa propre variété d'une manière accessible pour l'ensemble des occitanophones ; cela permet l'usage de variétés locales dans bien des situations qui demanderaient l'usage de la variété référentielle simplement en enlevant quelques caractéristiques trop marquées. Il faut tenir compte que la pratique générale de l'occitan admet une longue série de caractéristiques dialectales dans l'usage cultivé ; cette proposition de variété référentielle doit donc être prise comme un exemple de forme possible pour l'usage général et non pas comme une langue normative rigide. Ce n'est que la pratique habituelle de cette forme de langue qui permettra de fixer ce que chaque variété locale pourralui apporter et ce qui conviendra à l'usage général. En conséquence, la grammaire et le dictionnaire sont présentés comme une caractérisation de la variété proposée, en laissant de la place, sur bien des points, à des solutions alternatives.

Xavier Lamuela, coordinateur de la Comission Internacionala per la Normalizacion Linguística de l’Occitan Alpin